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Communiqués de presse 2010

D'après un nouveau rapport du Partenariat Roll Back Malaria sur le paludisme, l'aide au développement pour la santé est efficace mais un financement prévisible sur le long terme est nécessaire pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développemen

Communiquées de presse 18.03.2010

Paris/Londres, Jeudi 18 mars 2010: - Un nouveau rapport du Partenariat Roll Back Malaria confirme que les investissements actuels en matière de lutte contre le paludisme permettent de sauver des vies et sont très bénéfiques pour les pays. Cependant, ce rapport met également en avant que sans un financement prévisible sur le long terme, l'importante contribution de la lutte contre le paludisme vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) pourrait s'inverser.

Le rapport « Lutte contre le paludisme : financement et utilisation des ressources » rédigé par l'OMS, l'UNICEF et PATH est publié aujourd'hui par la Partenariat RBM dans sa nouvelle série de rapports sur les Progrès et les Impacts. Il montre que le financement externe affecté à la lutte contre le paludisme par le Fonds Mondial, la Banque Mondiale et l'Initiative des Présidents des Etats-Unis contre le paludisme (PMI) a presque atteint 4,6 milliards de dollars US entre 2003 et 2009. Depuis 2003, le Fonds Mondial a couvert deux tiers des fonds versés pour la lutte contre le paludisme; fin 2009, le Fonds Mondial avait approuvé plus de 200 demandes de financement dans 81 pays et 6 projets internationaux, soutenant ainsi des programmes de distribution de 104 millions moustiquaires et de traitement de 108 millions de cas de paludisme conformément aux directives thérapeutiques nationales. La majorité de ces fonds sont reversés à l'Afrique où on recense 90 pour cent des décès dus au paludisme à l'échelle mondiale.

Dans un tiers des pays endémiques africains dans lesquels les interventions de lutte contre le paludisme ont atteint une large couverture, comme l'Ethiopie, le Rwanda, la République unie de Tanzanie ou la Zambie, la santé maternelle et infantile s'est considérablement améliorée. Le rapport révèle qu'entre 2000 et 2009, les vies d'environ 384 000 enfants ont pu être sauvées dans 12 pays grâce à la distribution à grande échelle de moustiquaires et autres outils de prévention contre le paludisme. 217 000 vies supplémentaires pourraient être sauvées si 80 pour cent des populations pouvaient bénéficier des mêmes interventions d'ici la fin de l'année.

Cependant, le financement annuel total à l'échelle mondiale d'environ 2 milliards de dollars US à la fin de l'année 2009 (budgets nationaux et autres financements bilatéraux inclus) s'avère inférieur aux 6 milliards de dollars US requis chaque année dans le cadre du Plan Mondial de Lutte contre le Paludisme visant à garantir une couverture universelle des interventions de lutte contre le paludisme.

« L'investissement dans le domaine de la lutte contre le paludisme a un impact important sur la santé et sur les Objectifs du Millénaire pour le développement », a déclaré Professeur Awa Marie Coll-Seck, Directrice Exécutive du Partenariat RBM, « cet impact est important sur la santé des femmes et des enfants en Afrique. Cet effort d'investissement doit se poursuivre. Les vies sauvées aujourd'hui ne doivent pas laisser place à des vies perdues demain. Nous avons bien progressé et il faut continuer, il ne faut pas faire machine arrière ».

Bien que l'incidence du paludisme ait diminué au cours des dernières années, la maladie continue d'ôter la vie à près de 860.000 personnes chaque année, notamment des femmes et des enfants en Afrique. Elle affecte la scolarisation des enfants, la productivité et épuise les ressources nationales, enfermant ainsi les communautés déjà démunies dans le cercle vicieux de la pauvreté.

« Au cours de la dernière décennie, les moyens de prévention et de lutte contre le paludisme ont fait partie des meilleurs investissements dans le domaine de la santé », a déclaré Michel Kazatchkine, Directeur Exécutif du Fonds Mondial. « Dans aucun autre domaine nous n'avons pu observer une telle corrélation directe et rapide entre les ressources engagées et l'impact sur la maladie dans les investissements des dernières années pour lutter contre le paludisme, le sida et la tuberculose. Cette avancée est toutefois fragile et l'année 2010 est une année majeure pour les bailleurs de fonds qui doivent décider si les OMD dans le domaine de la santé peuvent être atteints ou non », a-t-il annoncé.

En octobre 2010 se tiendra la troisième session de reconstitution des ressources du Fonds Mondial au cours de laquelle les gouvernements feront des promesses de financements pour les années 2011 à 2013, période charnière qui déterminera si les OMD relatifs à la santé peuvent être atteints d'ici à 2015.

Lors de la première réunion de reconstitution de ses ressources qui se tiendra à la Haye le 24 mars prochain, le Fonds mondial soumettra trois scenarios possibles aux donateurs du Fonds, chacun portant une indication de résultats escomptés en termes de réalisation sur le terrain à la fin de la période de reconstitution des ressources. Les sommes affectées aux trois différents scénarios varient de 13 milliards à 20 milliards de dollars US pour cette période de trois ans.

CONTACTS PRESSE :

Paris :
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Consultant media pour RBM
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Chargé de communication, RBM Genève
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E-mail : savovab@who.int

A PROPOS DE ROLL BACK MALARIA :

Le partenariat Roll Back Malaria (RBM) est le cadre mondial pour une action coordonnée contre le paludisme. Il offre une plateforme neutre pour favoriser le consensus et développer des solutions aux défis liés à la mise en œuvre des interventions et des stratégies de la lutte contre le paludisme.

RBM est un partenariat public-privé qui facilite également l'incubation de nouvelles idées et apporte son soutien à des approches innovantes. Le partenariat encourage l'engagement politique de haut niveau et s'efforce d'harmoniser et d'amplifier des initiatives de plaidoyer des partenaires afin que le paludisme demeure une priorité sur l'agenda international. Fondée par l'UNICEF, l'OMS, la Banque mondiale et le PNUD et renforcé par l'expertise, les ressources et l'engagement de plus de 500 organismes partenaires, le partenariat RBM formule des directives d'orientation, fournit un appui financier et technique aux pays, et suit les progrès liés aux objectifs universels relatifs au paludisme.